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Des études au fil de la voie verte

14/02/2018
Des études au fil de la voie verte

Ambiance studieuse dans la salle des fêtes de Champneuville. Vidéo projection, plans étalés sur les tables, ordi, dossiers, fichiers… Pendant une semaine, neuf étudiants se sont mis au service de la communauté d’agglomération du Grand Verdun. « Nous travaillons depuis des années avec l’IUT de Brabois (54) dans le secteur de l’agronomie et de l’environnement », explique Olivier Aimont, directeur du CPIE de Meuse (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement), basé à Bonzée.

Ensemble, l’IUT et le CPIE ont co-construit une licence professionnelle agronomie « management de l’entreprise agricole et rurale, et développement durable des territoires ruraux ». Au cours de leur cursus, les étudiants sont amenés à travailler sur des cas concrets. « Il y a quelques années, des étudiants sont déjà venus ici à Champneuville », révèle le maire de la commune Daniel Lefort. « Ils nous ont présenté des pistes possibles pour la rénovation du bâtiment communal. Sans eux, il y a certaines choses qui n’auraient pas pu être faites ».

Syrie, Ethiopie, Mayotte

Cette année, c’est sur le tracé de la vélo route voie verte que les étudiants ont planché. La particularité de cette licence professionnelle est d’être ouverte à l’internationale. Aussi, si certains étudiants viennent du Grand Est, d’autres viennent du Sénégal, de Syrie, d’Éthiopie ou de départements d’outre-mer comme Mayotte. Une approche internationale qui permet d’enrichir les échanges.

Les étudiants ont travaillé sur trois secteurs précis de la voie verte : Champneuville, Vacherauville et l’étang du Wameau. « Leur mission était de savoir comment valoriser des sites naturels et paysages sur ces secteurs précis », explique Olivier Aimont.

Après une semaine de boulot, les étudiants ont présenté leurs conclusions aux élus. « Nous ne donnons pas de solutions toutes faites, explique Julie Potier, originaire de Pont-à-Mousson, mais nous proposons un outil d’aide à la décision, avec des préconisations et plusieurs scénarios possibles ». Du côté de Vacherauville par exemple, ils ont identifié un méandre « qui est un site remarquable. Il faut donc trouver des idées pour inciter les personnes qui empruntent la voie verte à s’arrêter à cet endroit-là, proposer un aménagement qui leur fera comprendre qu’il y a quelque chose à voir ».

De leur travail, les élus du Grand Verdun retiendront ce qui est pertinent bien sûr, mais surtout innovant. Il n’est pas exclu par la suite que ces idées soient transposées sur le reste du territoire.